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Un homme tue ses deux fils et sa belle-mère puis se suicide
information fournie par AFP 03/09/2026 à 16:14
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Des gendarmes stationnent le 3 septembre 2026 devant le jardin de la maison en construction d'un couple en instance de séparation dont l'homme a tué ses deux enfants et sa belle-mère, avant de se donner la mort, à Gy, en Haute-Saône ( AFP / ARNAUD FINISTRE )

Des gendarmes stationnent le 3 septembre 2026 devant le jardin de la maison en construction d'un couple en instance de séparation dont l'homme a tué ses deux enfants et sa belle-mère, avant de se donner la mort, à Gy, en Haute-Saône ( AFP / ARNAUD FINISTRE )

Il a filmé la scène et envoyé les images à sa compagne, avec qui il était en instance de séparation, selon ses proches: un homme a tué ses deux enfants et sa belle-mère avant de retourner l'arme contre lui dans un village de Haute-Saône.

Le drame s'est déroulé mercredi soir sur un terrain entouré d'un mur en pierre sèche, situé entre les vignes et les bois sur les hauteurs de Gy, commune de 1.000 habitants à 30 km au nord de Besançon.

La famille habitait un bungalow stationné sur la parcelle, à côté de sa maison en cours de construction. Une piscine hors-sol et une balançoire sont disposées sur le terrain, a constaté jeudi matin une journaliste de l'AFP.

À leur arrivée, les gendarmes ont découvert les corps de deux garçons âgés de 10 et six ans, du père, 42 ans, et de la mère de son épouse, 74 ans, a indiqué le procureur de la République de Vesoul, Arnaud Grécourt, dans un communiqué.

Les corps des adultes ont été retrouvés dans le bungalow et ceux des enfants dans un véhicule utilitaire stationné à l'extérieur.

"Les deux enfants et l'homme de 42 ans auraient été tués à l'aide d'un fusil de chasse", indique le magistrat, qui a ouvert une enquête pour homicide volontaire.

Dans l'attente de l'autopsie des quatre corps, "l'hypothèse privilégiée à ce stade de l'enquête est que le père de famille, en instance de séparation, aurait donné la mort aux trois autres personnes avant de retourner l'arme contre lui", poursuit le procureur.

"Voilà ce que tu mérites"

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"Ce drame, qui a coûté la vie à quatre personnes, dont deux enfants, plonge notre commune dans une profonde tristesse et suscite naturellement beaucoup d'émotion parmi nous tous", a déclaré dans un communiqué le maire, Alexandre Lacroix.

Une trentaine de pompiers et une cinquantaine de gendarmes sont intervenus, a-t-il précisé.

Selon un homme croisé par l'AFP près des lieux du drame et qui s'est présenté comme son cousin, le père de famille a commis le crime alors que sa belle-mère venait chercher les enfants.

"Il a filmé la scène et l'a envoyée à sa femme en lui disant: voilà ce que tu mérites", avant de faire suivre les images à ses frères, a raconté cet homme, du nom de Charles Martino-Herter.

L'envoi d'une vidéo à ses proches a été confirmé à l'AFP par une source proche du dossier.

Sa compagne voulait le quitter depuis une infidélité qu'il lui avait faite il y a plusieurs mois, a affirmé le cousin. Ils semblaient s'être réconciliés, partant ensemble en vacances en Grèce cet été, mais mercredi, elle avait demandé à sa mère d'aller chercher les enfants en lui disant "Je n'ai plus envie d'y retourner", selon le récit du cousin.

"Pétillants de vie"

"Ce qui nous a le plus fait mal, c'est ces deux jeunes enfants", "pétillants de vie", qui "jouaient au foot", "étaient dans la piscine", "en trottinette sur la route", a dit à l'AFP un voisin de la famille, Hervé Seigneuret.

"Rien n'expliquera cette violence mais c'est très surprenant parce que Jean-Paul (le père) était une bonne personne, qui travaillait, qui aimait les gens, qui adorait ses enfants, qui adorait son chien", a-t-il affirmé.

Son fils aîné "était gentil, je l'ai dans la tête, le gosse, je le vois encore avec sa trottinette", raconte une habitante prénommée Liliane. "C'est horrible. Les gosses qui le connaissaient n'arrivent pas à croire qu'il est mort, ils sont traumatisés", dit-elle.

La famille appartenait à la communauté des gens du voyage, qui a réagi sur Facebook: "C'est horrible, nous n'avons pas les mots", a confié Rémy Vienot, président de l'association Espoir et Fraternité Tsigane de Franche-Comté.

La mère des garçons était très impliquée dans la vie de l'école, a dit à l'AFP une mère de famille, Louise, dont la fille de 7 ans est scolarisée à Gy. "On la voyait un peu partout. A chaque fois qu'il y avait une kermesse ou quelque chose, elle était là".

Une cellule psychologique a été ouverte au pôle scolaire. "Nous resterons dans l'école tant qu'il y a besoin", a précisé sur place la directrice académique Catherine Ridard.

Par "respect envers les victimes et leurs proches", le Conseil municipal de Gy, réuni mercredi soir en urgence, a décidé "d'annuler les rendez-vous festifs prévus ce week-end", dont un feu d'artifice samedi soir.

4 commentaires

  • 17:31

    On en touche pas aux enfants.... eux n'ont rien demandés!


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